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Je suis chef d'entreprise : comment me créer un revenu complémentaire sans subir une fiscalité écrasante ?

Par La Centrale des SCPI ·

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Je suis chef d'entreprise : comment me créer un revenu complémentaire sans subir une fiscalité écrasante ?
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Entre se verser un salaire taxé à plus de 70 % charges comprises, ou distribuer des dividendes soumis à la flat tax, la plupart des dirigeants pensent n'avoir que deux options. Il en existe une troisième, moins connue mais redoutablement efficace : faire travailler les bénéfices de l'entreprise dans l'immobilier via une holding, sans les faire remonter dans le patrimoine personnel.

Le problème que tout dirigeant connaît

Vous avez développé votre entreprise. Elle génère des bénéfices. Et vous vous retrouvez face à un choix inconfortable.

Option 1 : vous verser un salaire plus élevé. Mais chaque euro de rémunération supplémentaire est amputé de charges sociales patronales et salariales, puis d'impôt sur le revenu au taux marginal. La facture peut dépasser 70 % du brut pour un dirigeant bien installé. Autrement dit, pour vous mettre 30 € en poche, l'entreprise doit débourser 100 €.

Option 2 : distribuer des dividendes. L'entreprise paie d'abord l'IS (15 % sur les premiers 42 500 €, puis 25 %). Les dividendes qui remontent ensuite sont soumis à la flat tax de 30 % — ou au barème progressif si c'est plus favorable. Au total, selon la tranche, la charge effective peut dépasser 40 % des bénéfices avant distribution.

Dans les deux cas, une part significative de ce que l'entreprise a gagné part en fiscalité avant d'atterrir dans votre poche.

La troisième voie : la holding patrimoniale

La holding est une société — généralement une SAS ou une SARL — dont l'objet est de détenir des participations dans d'autres sociétés et de gérer un patrimoine. Votre société opérationnelle remonte ses bénéfices vers la holding, qui les réinvestit.

Le mécanisme clé s'appelle le régime mère-fille. Lorsqu'une société mère détient au moins 5 % du capital d'une filiale, les dividendes remontés de la filiale vers la holding sont quasiment exonérés d'IS — seule une quote-part de frais et charges de 5 % est réintégrée au résultat imposable. Concrètement, sur 100 € de dividendes remontés, la holding ne paie l'IS que sur 5 €, soit environ 1,25 € d'IS effectif au taux réduit. Le reste — 98,75 € — reste disponible dans la holding pour être réinvesti.

C'est là que la SCPI entre en scène.

Investir les bénéfices de la holding en SCPI : comment ça fonctionne

La holding souscrit des parts de SCPI en son nom propre. Elle perçoit les loyers distribués par la SCPI, les déclare dans ses résultats, et paie l'IS dessus — au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices, puis 25 % au-delà.

Comparons ce qui se passe selon que vous sortez l'argent de l'entreprise ou que vous le laissez travailler dans la holding.

Scénario A : vous distribuez 100 000 € de bénéfices en dividendes personnels

L'entreprise paie l'IS : il reste environ 75 000 € nets d'IS. Vous distribuez ces 75 000 €, soumis à la flat tax de 30 % : il vous reste 52 500 € en poche. Soit 47,5 % de fiscalité totale.

Scénario B : la holding réinvestit 100 000 € en SCPI à 6 % de rendement

La holding perçoit 6 000 € de loyers annuels. Elle paie l'IS à 15 % : il lui reste 5 100 € nets par an, réinvestissables immédiatement sans aucune fiscalité supplémentaire tant que vous ne sortez pas les fonds vers votre patrimoine personnel. Sur 10 ans, l'effet de capitalisation est considérable.

Le levier n'est pas la suppression de l'impôt — c'est son report dans le temps, qui permet au capital de travailler beaucoup plus longtemps avant d'être taxé.

Les avantages concrets pour le dirigeant

Construire un revenu de retraite progressivement

C'est l'usage le plus courant et le plus pertinent. Pendant les années d'activité, les bénéfices s'accumulent dans la holding et sont réinvestis en SCPI. Au moment de la retraite ou de la cession de l'entreprise, le portefeuille de SCPI génère un flux de revenus réguliers qui peut être remonté vers le dirigeant — avec une fiscalité personnelle à ce moment souvent plus faible qu'en période d'activité.

Ne pas dépendre uniquement de la valeur de revente de l'entreprise

Beaucoup de dirigeants ont l'essentiel de leur patrimoine concentré dans leur outil de travail. Si la cession ne se passe pas comme prévu, ou si l'entreprise traverse des difficultés, c'est l'ensemble du patrimoine qui est exposé. La holding investie en SCPI constitue un patrimoine immobilier diversifié, totalement découplé de l'activité opérationnelle.

Profiter de la fiscalité avantageuse des SCPI européennes

Les SCPI dont le patrimoine est majoritairement situé en Europe bénéficient d'une fiscalité particulièrement favorable au niveau de la holding. Les revenus immobiliers de source européenne sont imposés dans le pays de l'immeuble — généralement à des taux inférieurs au taux d'IS français — et des conventions fiscales permettent d'éviter la double imposition. Le rendement net effectif peut donc être supérieur à celui de SCPI françaises soumises à l'IS plein tarif.

Une gestion entièrement déléguée

Un chef d'entreprise n'a pas le temps de gérer des locataires. La SCPI prend en charge l'intégralité de la gestion immobilière. La holding encaisse ses revenus trimestriellement sans aucune intervention — exactement comme un placement financier, mais adossé à de l'immobilier physique.

Les points de vigilance

La sortie vers le patrimoine personnel reste taxée. La holding reporte la fiscalité — elle ne la supprime pas. Lorsque vous voudrez faire remonter les fonds vers votre patrimoine personnel, soit par distribution de dividendes soit par dissolution de la holding, la fiscalité s'appliquera. L'intérêt est de choisir le bon moment — idéalement quand vos revenus personnels sont plus faibles, comme à la retraite.

Les intérêts d'emprunt ne sont pas déductibles de la même façon. Si la holding emprunte pour acquérir des SCPI, les intérêts sont en principe déductibles de son résultat fiscal. Mais la mécanique est plus complexe qu'en nom propre et mérite une analyse spécifique avec un expert-comptable ou un conseiller patrimonial.

La dissolution de la holding génère une fiscalité de sortie. Si vous souhaitez un jour dissoudre la structure et récupérer les parts de SCPI en nom propre, l'opération peut générer des droits et des impôts. Là encore, l'anticipation est clé.

Tous les contrats de SCPI n'acceptent pas les personnes morales. Avant de souscrire, vérifiez que la SCPI choisie accepte les souscriptions au nom d'une société. La plupart des grandes SCPI le permettent, mais certaines sont réservées aux personnes physiques.

Un cas concret pour illustrer

Pierre dirige une PME dans le secteur des services. Sa société génère 200 000 € de bénéfices nets après IS chaque année. Il se verse déjà une rémunération confortable et n'a pas besoin de ces bénéfices pour vivre. Il a 52 ans et prévoit de céder son entreprise dans 8 à 10 ans.

Sa holding reçoit chaque année 190 000 € de dividendes de sa filiale opérationnelle, quasiment sans IS grâce au régime mère-fille. Elle investit progressivement ces sommes en SCPI européennes.

Au bout de 10 ans, avec un rendement moyen de 5,5 % et en réinvestissant les loyers perçus, la holding dispose d'un portefeuille de SCPI générant environ 100 000 à 110 000 € de revenus annuels bruts. Au moment de la retraite de Pierre, ces revenus peuvent être remontés vers son patrimoine personnel — avec une fiscalité personnelle plus faible qu'en période d'activité — ou rester dans la holding pour continuer à se capitaliser.

En parallèle, Pierre a cédé son entreprise. Son patrimoine ne dépend plus d'un seul actif concentré. Il a un revenu régulier, diversifié, géré par des professionnels, construit progressivement sans friction fiscale excessive pendant les années de forte activité.

Ce qu'il faut retenir

La holding investie en SCPI n'est pas une niche fiscale ni un montage complexe réservé aux grandes fortunes. C'est une stratégie patrimoniale accessible à tout dirigeant qui génère des bénéfices qu'il n'a pas besoin de consommer immédiatement, et qui veut les faire travailler intelligemment en attendant la retraite ou la cession.

L'avantage principal n'est pas fiscal au sens strict — c'est le report de la fiscalité qui permet au capital de croître sans être amputé chaque année, combiné à la simplicité de gestion et à la régularité des revenus immobiliers.

Un accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine et un expert-comptable reste indispensable pour structurer correctement le montage selon votre situation personnelle et l'organisation de vos sociétés.

Vous souhaitez étudier comment intégrer la SCPI dans la stratégie patrimoniale de votre holding ?

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Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en SCPI comporte un risque de perte en capital et de liquidité. La durée de placement recommandée est généralement de 8 à 10 ans minimum. Les informations fiscales et juridiques présentées sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. Consultez un expert-comptable ou un conseiller en gestion de patrimoine avant toute décision.

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